Avec ton bilan « carbone », je te dirai qui tu es !



A peine terminés les commentaires sur les nouveaux sondages de lendemain d'élection, les analyses des reports de voix étudiés par les instituts de sondage, qu’arrive l’étude de l’Observatoire du bilan carbone des Français.
« Big brother » se porte bien. Pour notre sécurité, la législation déterminer nos conditions de conduite automobile ; de la ceinture au portable, nos obligations sont affirmées pour ne pas être désignés comme des chauffards. Le développement de la télésurveillance dans les rues vise à contribuer à limiter la délinquance. Sourions nous sommes filmés. Mais lorsque nous refermons notre porte, nous ne sommes pas pour autant dans notre sphère privée. Le net permet de connaître nos centres d’intérêt, nos besoins de consommation et de cerner nos convictions.
Désormais notre bilan carbone révélera notre positionnement social, notre âge, notre structure familiale. Le transport (50%), le logement (30%), l’alimentation (16%) sont les principaux postes de notre bilan carbone. Le cadre actif et le retraité aisé (bonne nouvelle pour le bilan carbone, ces retraités devraient être de moins en moins nombreux) se distinguent dans le classement du rejet de CO2 car ils utilisent plus souvent que les autres l’avion…
Vivons en famille car le célibataire consomme de fait plus d’énergie (par personne) pour se chauffer. Si je devais poursuivre par un commentaire acide, je vois dans l’évolution de notre société des lueurs d’espoir. Les hausses répétées du gaz de l’électricité ne resteront pas sans effet notamment sur la précarité énergétique. La crise du logement, les loyers élevés maintiennent les jeunes plus longtemps dans le foyer familial. Voilà une métaphore que nous devrons oublier…
Enfin, il vaut mieux habiter en ville que vivre à la campagne car le bilan carbone s’aggrave avec les déplacements quotidiens des personnes. Le plaisir de vivre en pleine nature a un coût sur l’environnement. Les transports collectifs sont à privilégier. Reste à espérer que leur développement rapide puisse desservir toutes les communes des couronnes périurbaines de notre métropole. Dans la même logique, l’habitat collectif est à privilégier. Quid du rêve d’une villa ceinturée d’un jardin ?
L’étude de l’Observatoire n’est pas sans intérêt bien au contraire mais elle nous fait percevoir chaque être humain comme un pollueur. Culpabilisons, il en restera toujours quelque chose ! Oui des comportements sont à changer afin de limiter des consommations inutiles d’énergie et c’est l’ambition de cette démarche de sensibilisation.
Pour autant cela contribue à cette atmosphère pesante où la personne est prise dans un labyrinthe d’incertitudes sur l’avenir, son avenir et celui de ses proches.
Yves Espaignet
yves.espaignet@wanadoo.fr